Géorgie: Confusion dans la couverture

August 25 2008 2 Commented

Les médias français ont du mal à se situer dans le conflit en Géorgie.

Comme le disait Narvic l’autre jour, la première semaine du conflit, on a d’abord eu droit à une vague de soutien à Saakachvili habilement menée par la machine de RP Géorgienne. Les journalistes français semblent avoir ensuite laissé plus de place au point de vue russe.

Après ces revirements, un petit sondage Facebook montre que les internautes français semblent relativement peu sûrs de leurs opinions. Surtout, les 100 réponses ont été collectées en 12 heures, contre 4 habituellement. A moins que Facebook ai modifié son module à sondages, on en déduit que le conflit Géorgien ne passionne pas les foules.



Jusqu’au 7 août, date du bombardement de Tskhinvali, difficile de trouver une trace des évènements Géorgiens. Entre le 1er et le 6 aout, alors que plusieurs personnes avaient déjà trouvé la mort, 1 seul article dans Le Monde parle de la Géorgie – contre 25 concernant Israël !

A l’inverse de leurs homologues russes, aucun journaliste français n’était sur place au début de la guerre. Comment une zone aussi instable et aussi importante peut-elle être aussi mal couverte ?

La carte du monde selon les journalistes montre que la Géorgie reste un point invisible dans les rédactions. Trop froid, trop loin, trop peu hype, Tbilissi n’attire ni les freelancers ni les correspondants. Pas besoin d’aller chercher plus loin la raison de la médiocre qualité de la couverture du conflit.



Mais où est donc la Géorgie? Le monde en 2007 selon La Croix.

Par ailleurs, aucun article n’a lié le conflit au prix de l’essence à la pompe, à l’exception d’une dépêche AFP. Pourtant, l’oléoduc BTC, l’un des objets du conflit, représente 1% de la consommation mondiale en pétrole. C’est près de la moitié de la consommation française. Alors qu’on mystifie la problématique du « pouvoir d’achat », c’est le genre d’angle qui devrait intéresser les lecteurs.

2 Responses to “Géorgie: Confusion dans la couverture”

  1. [...] Les médias occidentaux, qui couvrent le Caucase depuis Moscou, ont été nourris par les rapports de journalistes “embedded”… Ce qui pourrait expliquer la confusion dans de la couverture du conflit. [...]

  2. [...] l’influence occidentale dans des régions traditionnellement sous influence russe. Toutefois, les médias occidentaux ne semblent pas saisir ces nouveaux [...]

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