10% de news junkies pour 90% d’apathiques

August 21 2008 2 Commented

Seuls 10% des Américains s’intéressent à l’actu – pour 90% d’apathiques.

C’est ce que rapporte Rich Gordon, qui offre une synthèse du dernier bouquin de Markus Prior sur le site du Readership Institute.

Le Mercury News. A la fois accessoire de mode, moyen de divertissement et fournisseur d’infos. Autant de rôles que ne remplit pas mercurynews.com

Quand on leur demande de choisir leur style d’émissions préféré (entre actu, sports, jeux, clips vidéo, documentaires, télé-réalité, séries, films ou SF) seuls 5% des Américains placent l’actu en tête. Elle arrive 2e pour 11% des sondés et 3e pour 14%.

En d’autres termes, seule une infime minorité de la population s’intéresse aux infos. L’augmentation du nombre de chaînes câblées a simplement permis à ces news junkies d’assouvir leur soif d’actu. « Moins de gens regardent plus d’infos », dixit Prior. Il considère que seule 10% de la population est addict à l’info.

Problème : les news junkies ne sont pas tous des CSP+ et se répartissent dans toutes les couches de la société. Ils ne sont par conséquent pas segmentables pour les annonceurs. Aucune marque média ne peut se contenter d’eux.

Cette explication rejoint l’analyse de Vin Crosbie sur le pourquoi de la mort des journaux : ils ne répondent plus aux exigences des consommateurs, en voulant offrir de l’info nationale à un public qui s’en bat l’œil.

Le relatif échec de la presse en ligne procède du même phénomène. Les sites de journaux ne proposent quasiment que de l’info.

Pour offrir en ligne le même produit que sur le papier, un mélange d’info et de divertissement, les sites de presse devraient proposer une approche plus ludique de l’actu – et pour cela acquérir le talent nécessaire.

2 Responses to “10% de news junkies pour 90% d’apathiques”

  1. [...] c’ è un problema – rileva Nicolas Kaiser-Bril su Windowonthemedia -: questi fissati non sono tutti delle Categorie socioprofessionali superiori ma si suddividono in [...]

  2. [...] popolazione è patita per l’ attualità. Ma c’ è un problema – rileva Nicolas Kaiser-Bril su Windowonthemedia -: questi fissati non sono tutti delle Categorie socioprofessionali superiori ma si suddividono in [...]