Rue89 et Le Figaro ajoutés au baromètre de la conversation
Rue89 et Le Figaro font leur entrée dans le baromètre de la conversation !

Sans surprises, les commentaires des riverains de la Rue font bondir son score. Mais la place que la Rue89 leur réserve place le site dans une catégorie à part.
Sur les blogs, les commentaires sont souvent une discussion centrée autour de l’auteur. Dans les médias traditionnels, les commentaires servent de caution participative et de générateurs à pages vues.
Dans la Rue89, on est plus proche du réseau social animé par un noyau de permanents. Les interactions dépassent celles recensées par ce baromètre : les lecteurs proposent des idées de papier ou publient leur blog, parfois placé en Une, aux côtés des articles de la rédaction.
La possibilité de développer des threads, à la manière d’un forum, au sein des commentaires, ou d’ajouter des voisins à son profil, font de la Rue89 l’organisateur de la conversation de la socialo-gaucho-anti-sarko-parfois-besanceno-sphère.
Si Rue89 s’étend au-delà de l’éditorial pour développer un réseau de blogs (et, surtout, de pub), le nom sera tout trouvé, avec Rues89. Beaucoup moins tarte que Libération Network.
Le Figaro, malgré son ambition, reste plus proche de la leçon que de la conversation. Les commentaires ne sont ni encouragés, ni lus. On trouve des liens, mais en ordre dispersé.
Les blogs des journalistes y font toujours figuration. Ils représentent à peine plus de 1% de la surface et moins de 6% des liens de la page d’accueil. Pourtant, les 13 blogs semblent s’intégrer parfaitement dans le flux de l’info en ligne (pas le temps de les analyser précisément, malheureusement).
Etonnement, aucun titre français n’a encore développé un linkage automatisé de ses propres mots-clés. Le New-York Times a pourtant prouvé à quel point un p’tit coup de journalisme sémantique pouvait améliorer l’indexation du site par Google.
