Le baromètre de la conversation
Après le baromètre de l’interactivité, construit par Joanna Geary et amélioré par l’équipe de l’Online Journalism Blog, voici le baromètre de la conversation ! (d’après une idée de Nico Luchsinger)
Sur le web, l’information doit se penser en une conversation au sein d’un réseau de lecteurs, d’acteurs et de rédacteurs.
Pourtant, la plupart des sites d’info issus des marques traditionnelles ressemblent encore à des cours magistraux où seuls les journalistes ont droit de cité.
Le baromètre de la conversation mesure l’implication des journalistes dans le réseau.

Liens internes : Nombre de liens pointant sur des articles du même titre ou groupe (divisé par le nombre de caractères de l’article)
Liens externes : Nombre de liens pointant sur des sites externes (divisé par le nombre de caractères de l’article)
Liens externes (spécifiques) : Nombre de liens pointant sur des articles externes (divisé par le nombre de caractères de l’article)
Commentaires : Nombre de commentaires par article
Implication de l’auteur : Nombre de réponses du blogueur (/nombre de commentaire)
Réactions (Technorati) : Nombre de billets pointant vers le blogueur
Le nombre d’articles analysés (10 par blog) ne permet pas d’effectuer une analyse statistique fiable. Il faudrait plus de fonds et plus de temps pour ça !
Les premiers résultats montrent que certains journalistes professionnels s’insèrent aussi bien dans le réseau que les blogueurs purs et durs.
Francis Pisani (Transnets) et Corine Lesnes (Big Picture), au Monde, et Jean Quatremer (Les Coulisses de Bruxelles) et Jean-Dominique Merchet (Secret Défense) à Libé obtiennent grosso modo les mêmes scores que Laurent Gloaguen et Eric Dupin, pourtant au sommet de la blogosphère selon Wikio.
Lorsqu’ils bloguent, ces journalistes suivent plus ou moins instinctivement les règles du web : afficher ses sources avec des liens, encourager les commentaires et y réagir. Pour une partie des journalistes traditionnels, la barrière des usages web a sauté pour de bon.
Rien ne les empêche d’obtenir le même succès (et les mêmes revenus) que le Huffington Post ou Techcrunch.
Reste une question : que font les maisons-mères? Même lorsqu’ils les acceptent, les médias traditionnels ne répondent pas, voire sous-traitent la gestion des commentaires. La conversation ne les intéresse toujours pas, et certains pontes s’en méfient.
Et les sites des journaux français laissent encore une place très modeste aux blogs, qui devraient être leurs pièces maîtresses dans un marché de l’information atomisé.

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merci à vous por cette image