Information vs. Contenus journalistiques
Lors de la journée d’étude sur l’économie du journalisme à la MSH de Paris-Nord, Denis Ruellan a fait part de son étude sur les blogs de Jeff Mignon, Benoît Rafael et Francis Pisani.
Il veut ainsi cerner l’évolution de leurs réflexions sur le User-Generated Content au fil des ans. Il expliquait qu’aucun des 3 n’arrivait à penser l’UGC sans placer le journaliste au centre.
Informateur… ou divertisseur?
Il parait que les journalistes sont là pour organiser l’information, comme le dit Jeff Mignon. A croire que les internautes sont incapables de se passer d’un journaliste.
Pourtant, de nombreux systèmes de production d’information fonctionnent sans noyau et sans journalistes. Wikipédia pour l’agrégation d’information ou Digg pour la hiérarchisation en sont de parfaits exemples.
Même sur l’actualité brûlante, les utilisateurs/acteurs peuvent s’organiser – seuls. Les Californiens ont ainsi réussi à produire une information précise et à jour lors des incendies qui ont ravagé leur région.
La fonction principale d’un journaliste professionnel reste de produire un contenu qui sera ensuite vendu aux annonceurs et aux lecteurs. Sa préoccupation principale : plaire au lecteur et garantir un espace sûr aux annonceurs. Un journaliste veut aussi souvent diffuser sa vision du monde. La plupart entre dans le métier pour ‘changer le monde’, pas pour le décrire.
La centralité du journaliste dans les systèmes d’UGC des médias traditionnels a plus pour but de rassurer les annonceurs ou de préserver une ligne éditoriale que de garantir la précision de l’info.
A l’inverse, l’information influence effectivement les actions des acteurs d’un évènement. (Si le feu est trop près de ma maison, je commence à faire mes valises, par exemple). Lorsqu’ils diffusent l’information dont ils disposent, les utilisateurs/acteurs sont dans une logique de don/contre-don, voire dans l’altruisme pur (voir ce papier sur les motivations des Wikipédiens).
Si je mets une information à forte valeur-ajoutée (« le feu a dépassé l’Interstate 15 »), j’espère que les autres vont publier des infos qui me seront utiles. Avant, ce genre d’interactions se faisait à 2, par téléphone. Twitter, les blogs et les wikis permettent de retrouver les mêmes logiques à plus grande échelle.
Il faut faire la différence entre l’information et les contenus produits par les journalistes. Les deux ne vont pas toujours de pair. Les journalistes ont plus à voir avec le divertissement que l’information.

[...] un’ altra cosa, che si avvicina molto di più all’ intrattenimento. Lo rileva su Windowonthemedia.com Nikolas Kaiser-Bril, ironizzando sulla pretesa dei giornalisti professionali di essere perennemente [...]